Comment choisir le bon chirurgien ?

Dans de nombreux cas, le succès d’une intervention chirurgicale dépend de l’expérience de l’équipe de traitement.

Les chirurgiens généraux et viscéraux présentent désormais des chiffres concrets sur la fréquence des procédures à effectuer pour qu’un établissement soit certifié comme qualifié pour un traitement particulier.

À cet égard, les exigences des chirurgiens généraux pour leur propre spécialité sont basées sur des collectes de données étendues et dépassent de loin les volumes minimums requis actuellement.

Par exemple, pour les hernies inguinales, ainsi que pour les procédures rectales et colorectales, il y a un nombre minimum de 100 interventions chirurgicales par an et par centre.

« Il s’agit d’une contribution précieuse à la sécurité des patients qui a été élaborée par les experts eux-mêmes », a expliqué le Prof et président de la Société allemande de chirurgie, (DGCH) lors de la conférence de presse annuelle de la DGCH.

Comment connaître la qualité de la chirurgie ?

Centrage, taux de complication, audits : les facteurs censés indiquer la qualité de la chirurgie sont souvent difficiles à classer par les patients.

Afin de fournir aux patients des informations claires, la Société allemande de chirurgie générale et viscérale (DGAV) a lancé en 2008 un projet de certification élaboré.

Depuis lors, la société professionnelle a recueilli et évalué plus de 74 000 données de cas sur les résultats des interventions chirurgicales sur divers organes.

« Les données que les cliniques envoient sont soigneusement traitées », rapporte le Prof et président de la DGAV. « Il s’agit notamment de prendre en compte la gravité des cas avec les taux de complication admissibles dans chaque cas. »

À ce jour, la DGAV a certifié un total de 330 centres en tant que « centres de compétence ».

Toutes les installations ne reçoivent pas le sceau d’approbation de la société professionnelle, dans 29 cas, il y a eu un rejet.

« Le taux d’échec est donc de près de dix pour cent ».

Les patients et leurs proches peuvent accéder aux centres de compétence certifiés via le site web de la DGAV.

Il est également possible d’effectuer une recherche par codes postaux. Au total, des cliniques ont été certifiées pour les procédures ou techniques chirurgicales suivantes : Hernies (hernies des viscères), rectum et côlon, chirurgie mini-invasive, chirurgie bariatrique, thyroïde et parathyroïdes, pancréas, foie, endoscopie, tractus gastro-intestinal supérieur, péritoine et chirurgie endocrinienne.

Les chiffres pour une certification réussie

La DGAV a spécifié, entre autres, les fréquences d’intervention par an suivantes pour une certification réussie :

  • Hernie inguinale : 100
  • Chirurgie du côlon et du rectum : 100
  • Chirurgies adipositaires mini-invasives : 75
  • Anneau gastrique, bypass gastrique et autres interventions gastriques avec indication métabolique : 50
  • Cancer de l’œsophage : 15
  • Nodules thyroïdiens : 120
  • Pancréas : 25
  • Chirurgie hépatique complexe : 25
  • Hémorroïdes : 30

Outre l’expérience chirurgicale, le certificat examine un certain nombre d’autres facteurs qui sont déterminants pour un bon résultat de traitement.

« Il s’agit par exemple de l’équipement et des moyens de diagnostic du centre, du nombre et du type d’heures de consultation et de la coopération avec d’autres services spécialisés, jusqu’au taux de récidive des lésions cancéreuses dans les deux ou cinq ans », souligne le président de la DGAV. Également clairement réglementé : En cas de changement du chirurgien responsable, le certificat perd sa validité.

Les chirurgiens qui se forment régulièrement sont nettement plus performants